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6 févr. 2012

La vie selon Alba : Les chieurs des transports en commun

Alba a 20 ans. Elle aime les animaux, les vêtements confortables, son amoureux, et se peindre les ongles. Chef de projet dans une start up, Alba est ultra-connectée au monde qui l'entoure et à son téléphone. Mais surtout, elle réfléchit beaucoup sur la vie, les gens, les choses ... Vous la retrouverez  tous les mois dans un article sur le blog !

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Avant toute chose je vous prie de m’excuser pour l’ethnocentrisme de ce billet, mais en tant que Parisienne je ne pouvais pas passer à côté de cette occasion inespérée de faire entendre ma voix, que dis-je, de faire entendre la voix de millions de gens qui, chaque jour, subissent comme moi  les agressions inconscientes mais pourtant insupportables de cette frange de la population que j’appellerai les « chieurs des transports en commun ».




Rassurez-vous, il ne sera ici pas question de caca (même si, je dois l’avouer, cela m’a traversé l’esprit), mais plutôt d’utilisateurs lambdas de la régie autonome des transports parisiens (plus communément appelée RATP) qui, quelle que soit l’heure du jour où de la nuit, s’échinent à nous mettre en boule, à nous agacer, que dis-je, à nous foutre la rage dans le métro.
Ces chieurs des transports en commun, donc, nous les diviserons en plusieurs catégories. D’abord parce que j’fais c’que j’veux, mais surtout parce qu’il est impossible de tous les mettre dans le même moule. En même temps heureusement… Comment on les reconnaîtrait sinon ?

Les types qui parlent seuls

Autant le dire tout de suite : ce sont les  chieurs les moins agaçants. Après tout c’est vrai : s’ils se parlent à eux-mêmes c’est qu’en théorie ils n’entreront jamais en contact avec vous. Le problème c’est lorsque vous vous retrouvez seule sur le quai ou dans un wagon avec un type qui parle tout seul et que, dans un éclair de lucidité, la seule parole intelligible qu’il prononce il la dit en vous regardant droit dans les yeux.

Du coup, parce que vous êtes une chic fille et que vous vous sentez de bonne humeur, vous lui répondez : « Pardon ? » Et là deux options : soit il se remet à parler en yaourt en vous fixant, ce qui a en général pour effet de vous laisser un peu perplexe et finit toujours par vous faire consulter votre téléphone portable, soit il détourne le regard et se remet à parler tout seul. Dans ce cas, félicitations : vous venez de vous prendre un vent par un type qui parle tout seul dans le métro.

Les gens qui marchent lentement

Ceux-là, vous les avez tous croisés un jour ou l’autre. Enfin « croisés » est un bien grand mot. Disons plutôt que vous vous êtes tous un jour retrouvés derrière eux, sans pouvoir les doubler. Mais si, vous savez… ces êtres humains mollassons qui se traînent dans les couloirs aux heures de pointe, alors que vous êtes pressés ou, pire, en retard, et qui sont souvent accompagnés d’un charriot à roulettes ou d’une valise. Pourquoi ils se traînent ? J’avoue que je me suis souvent posé la question. Et même si j’ai envisagé à peu près toutes les possibilités (ils sont en train de flâner, ils cherchent leur chemin, leur valise est lourde, ils ont des problèmes psychomoteurs), je reste persuadée qu’au final ils font simplement ça pour nous faire chier. Et croyez-moi, ils ont réussi.
Il y a quelques années j’ai d’ailleurs rejoint, avec une satisfaction non dissimulée, le groupe Facebook « I Secretly Want To Punch Slow Walking People In The Back Of The Head ». J’y ai trouvé plus de 22 000 personnes comme moi. Ne vous étonnez donc pas si, un jour, vous recevez un coup derrière la tête en marchant dans le métro : c’est juste que vous êtes trop lent.

Les pressés de monter

Contrairement à la catégorie précédente, ceux-là sont pressés. Trop. Beaucoup trop même. A tel point qu’à peine les portes du métro ouvertes ils se ruent à l’intérieur sans même vous laisser descendre (oui, vous descendez là). Et le pire, c’est que lorsque vous vous permettez de sortir en écartant un peu trop les coudes pour leur chatouiller les côtes et vous faire de la place, ils trouvent encore le moyen de râler. Non mais je rêve.
A noter qu’il existe une variante aux « pressés de monter » : les « pressés de descendre ». Ceux-là sont en général moins teigneux, mais tout aussi agaçants. Parce que leur « Vous descendez ? » tout mielleux alors que le métro est en train de rouler, je ne peux plus l’encaisser. Du coup, pour les faire taire, je leur réponds en général cette fameuse phrase que m’a enseigné mon pote Alex N. : « Ah non Madame, jamais entre deux stations. » Inutile de vous dire qu’une fois calmés, j’ai envie de rajouter : « ALORS ? ON L’ENTEND MOINS TA GRANDE GUEULE HEIN ?! »

Les strapontins

Il est 8 heures du mat’, le métro est plein, mais le strapontin reste assis. Pourtant le strapontin n’est ni une personne âgée, ni une femme enceinte, ni un petit animal (oui, j’ai tendance à tout pardonner aux petits animaux). Non, le strapontin est juste un homme en costard, ou une nana mal fagotée. Et, visiblement, il ou elle a d’atroces problèmes d’articulations puisqu’il ou elle ne peut pas se lever pour libérer de la place. Il ou elle est peut-être carrément paralysé(e) des jambes, qui sait ?
En même temps tant mieux, il ou elle ne sentira rien quand je lui écraserai les pieds avec mes talons de 10 centimètres. Habile.

Les poussettes

Pour cette dernière catégorie, quittons le monde féerique du métro, sortons humer l’air si pur des rues parisiennes, et montons dans un bus ! En effet, même si les poussettes sont susceptibles de vous faire chier partout, elles le font quand même bien plus souvent dans les bus. Après tout c’est le mode de transport en commun le plus exigu, ce ne serait pas drôle si ellesle faisaient dans un endroit où il y a de la place…
Les poussettes, outre le fait qu’elles transportent ces horribles petites choses qui poussent des cris étranges et qui sont pleines de maladies (non, pas les rats… les enfants), montent en général dans le bus alors qu’il est plein (je pense qu’elles sont des cousines éloignées des strapontins), et sont persuadées d’être dans leur bon droit pour exiger une place. Que le bus contienne déjà plus de passagers que ce qu’il devrait contenir n’y change rien : la société a décrété qu’une poussette aurait toujours sa place dans un bus, alors la poussette aura toujours sa place dans un bus. Point.

Bah vous savez quoi les poussettes ? J’en ai rien à foutre de ce que la société a prévue pour vous. Si le bus est plein, tu fais comme tout le monde : tu attends le prochain. Ça fera les pieds à ton marmot que tu es incapable de faire taire.

Bien entendu, il reste sans doute tout un tas d’autres catégories de chieurs des transports en commun (je pense notamment aux types qui écoutent leur musique sans écouteurs, par exemple), et je suis certaine que vous aimeriez connaître mon avis sur tous ces chieurs oubliés, tous ces spécialistes de l’emmerdement qui hantent mes pensées jour et nuit (oui, je suis une fille qui prend les choses très à cœur). Hélas il est tard, ma journée de boulot se termine, et j’ai une envie irrésistible de rejoindre les chieurs dont je vous ai déjà parlé dans le métro qui me ramènera chez moi.

Après tout vous savez ce qu’on dit : « de l’amour à la haine il n’y a qu’un pas »…









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2 commentaires:

Anne a dit…

Ahahaha c'est tellement vrai

Mali a dit…

Vu et revu. A peine drôle.