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19 juin 2012

Cinéma : "Blanche Neige et le chasseur".



Film américain
Sorti le 13 juin 2012
Réalisé par Rupert Sanders
Avec : Kristen Stewart, Charlize Theron, Chris Hemsworth…
Durée : 2h06.

Pitch : La maléfique reine Ravenna, meurtrière du roi Magnus, père de Blanche Neige, veut s’emparer du cœur de cette dernière afin de bénéficier de la jeunesse éternelle. Elle engage le chasseur contre son gré, qui va finalement se ranger du côté de la plus belle enfant du royaume.




Voilà un film qui dépoussière le mythe ! Une trame qui aurait pu être gnian-gnian est transformée en un superbe conte pour adulte, au ton médiéval fantastique. Et pour cause, tous les critères sont réunis : épopée à travers le pays, créatures fantastiques, humour grivois des nains, des armes aussi diverses que variées, de la boue, une forêt merveilleuse, et une autre totalement effrayante… Des atouts qui plairont sans doute aux plus récalcitrants qui s’attendent à un petit conte de fée bien rangé.

L'enveloppe du conte est parfois présente, un peu maladroite (notamment avec la scène du troll).

Charlize Theron revêt l’habit d’une reine psychotique très convaincante. Obsédée par sa beauté et persuadée que c’est ce qui la sauvera toujours, elle est odieuse avec tous ses sujets et n’a pas peur du sacrifice. Elle est froide, seule… Tous les atouts pour réussir un bon méchant !


Pour les fans du dessin-animé de Walt Disney, ne vous attendez pas à une copie exacte de ce dernier. Bien au contraire, des personnages secondaires, comme le chasseur, se hissent au premier plan de l’intrigue, et d’autres sont créés de toutes pièces (le frère de la Reine par exemple, instrument indispensable de ses caprices et pourtant totalement inexistant dans le conte initial). Leur histoire est plus profonde, plus travaillée : nous connaissons enfin le passé de la reine Ravenna.

Blanche Neige, quant à elle, n’est plus du tout la jeune fille apeurée qui se cache dans une maison pour y faire le ménage avec les animaux de la forêt ! C’est à présent une femme qui prend son destin en main, une meneuse d’hommes. J'ai été cependant un peu déçue de la limite de ce personnage... Pas assez profond, trop en surface, parfois peu convaincante (et peu convaincue, notamment pendant la scène de ralliement des hommes à la fin). A croire que les gentil ne peuvent être aussi travaillé que les méchants ? 

Petit bémol : j’ai beau aimé Kristen Stewart, qui selon moi est une actrice « à part », je ne peux m’empêcher de remarquer systématiquement sa bouche entre-ouverte. Elle le fait dans la saga Twilight, OK, mais elle ne le faisait plus depuis (dans le film The Runaways par exemple), et la voilà qui recommence…

   
Quand même, cette actrice n’a pas de chance… Dans les deux succès commerciaux dont elle est l’actrice principale (la saga Twilight et Blanche Neige et le chasseur) : son personnage se doit d’avoir les cheveux très foncés, la peau bien blanche, et la mine peu jouasse. Le soleil lui va tellement mieux !


Que dire sur le chasseur, incarné par Chris Hemsworth, que nous connaissons déjà en tant que Thor, en héros bien lisse et bien blond… Ici, vous le retrouverez sale et ivre (ce qui le rend encore plus séduisant), avec toujours un courage débordant.

 


Mention spéciale pour les nains, sans qui le film manquerait cruellement d'originalité... Ils apportent paradoxalement une touche de fraîcheur à l'histoire. Ce sont des personnages qui selon moi sont indispensables, contrairement à William par exemple, qui ne sert que de faire-valoir... Dommage.

Rupert Sanders est initialement réalisateur de spots publicitaires, et ne s’était pas encore attaqué à un film. Son perfectionniste pour le travail de chaque scène se lit tout au long du film : on remarque la minutie et l’esthétique particulière de certains détails, notamment avec le miroir. Et d'ailleurs, le générique de fin, avec la voix de Florence and the machine, est simplement magnifique, je suis restée scotchée. C’est également par là que je peux vous faire part de l’attention qui a été prise pour les matières.

Ce film n’est que matière ! Fer, bois, goudron, lait, plume, tissu… Tout est bien traité, c’est un plaisir pour les yeux. Tout comme les costumes d’ailleurs, que nous devons à la grande Colleen Atwood, qui nous a régalé de belles parures dans Mémoires d’une geisha en 2005 ou encore dans Alice au pays des merveilles en 2010. Evidemment, tous les costumes ont été cousus main, et c’est à ceux de la reine que revient la plus grande attention.


Un film que je vous conseille d'aller voir, qui a ses limites certes, qui ne peut définitivement pas plaire à tout le monde. Mais si vous êtes comme moi, fan des décors, des lumières, vous serez servi.

Par contre, Princesse, depuis quand on ne porte point de heaume lorsque l’on part en guerre ?


Alix

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