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6 févr. 2013

Rencontre avec "Panda".

PANDA-Cover



C'est avec joie et allégresse que je vous livre ici une petit itw afin de vous présenter le groupe PANDA, découvert il y a quelques mois via le travail de Sam, que je suis de près. PANDA, c'est l'alliance de trois amoureux : Julia, Léo, et Sam. J'ai reçu les deux garçons pour leur poser quelques questions. Leur site.


"Le trio fait naître une tension dans la dynamique de ces tracks cohésifs qui interdit le confort et la banalité. Climats variés, pop ambient atmosphérique ou noisy rock expérimental sous influence, PANDA dégage sur scène une énergie teintée de nonchalance plus que communicative."









Quels sont vos parcours musicaux à chacun ? Comment en êtes-vous venus à faire de la musique ?

Léo : Pour ma part, j'ai fait du violoncelle pendant dix ans au conservatoire. J'ai aussi fait de la guitare et du piano. Je viens d'un famille qui a toujours fait de la musique, mon père et ma mère, et mes deux soeurs qui sont toutes les deux chanteuses lyriques. C'est un truc de famille, on a toujours fait ça, on fera toujours ça.

Sam : Moi mon père était guitariste amateur, un grand passionné de musique, j'en ai toujours eu dans les oreilles. Je me suis donc mis à apprendre la guitare à l'âge de six ans, et puis voilà quoi.


Comment avez-vous décidé de monter un groupe ensemble ? Vous vous connaissiez déjà avant ou pas ?

Sam : En fait, on s'est rencontrés parce que Léo faisait les lumières au Madam lors d'un concert*. Moi, je sortais d'un projet de musique antérieur, j'avais des titres déjà écrits sous la main. Léo, lui, faisait de la musique de son côté, de la prod plus électronique. Et comme je cherchais quelqu'un pour bosser connaissant bien les machines et qui avait un studio, je lui ai demandé si ça l'intéresserait. On a fait une journée de travail ensemble, ça a tout de suite bien marché.

Léo : Julia, qui est ma soeur, s'est greffée après sur le groupe. On l'a prise avec nous car elle chante et joue de la basse. 

Sam : C'était aussi une question de structure en live par rapport à notre musique. Il fallait trouver la bonne équation par rapport aux morceaux. On a d'abord pensé à prendre un batteur qui jouait de la batterie électronique, puis on a finalement proposé à Julia vu qu'elle joue d"un instrument et que sa voix se calait bien sur ce qu'on faisait.


Comment élaborez-vous un titre ? Quel est le processus de création ?

Léo : On a des idées d'accords, de texte, ou de mots qui nous viennent en tête. On enregistre avec l'idée brute, puis on gravite autour. On rajoute des éléments, on en enlève, des fois on change complètement l'esprit de la chanson originale... C'est assez chaotique comme processus en fait !


Sam : Les textes arrivent souvent après, on écrit rarement les paroles d'abord. Moi par exemple je compose beaucoup les trucs en guitare voix, et Léo a des talents d’arrangeur, il déstructure ce que je lui apporte. On aime bien tout le travail de la recherche, la création, le gommage, quand on ne sait pas trop où on va... La sensibilité des premiers accords du morceaux nous évoque le thème de la chanson que l'on va aborder. L'anglais n'est pas notre langue maternelle mais on travaille avec des gens sur ce point.

Vous vous décrivez comme un groupe de rock, mais avez-vous le mode de vie d'une rock star ?!

Léo : C'est quoi le mode de vie d'une rock star (rires) ?

Sam : On est assez d'accord avec Léo sur l'idée que le rock c'est pas un mode de vie, c'est une attitude, un état d'esprit. Un truc que t'as ou que t'as pas dans la manière d'aborder les choses. Etre rock'n'roll ça veut rien dire si c'est le cliché "Je bois du whisky, je prends de la drogue, et je détruis les chambres d’hôtel". Etre rock c'est juste être dans l'urgence des instants, tout le temps.


Etes-vous en recherche d'une maison de disque en ce moment, ou bien ça ne vous intéresse pas ?

Léo : Pas dans l’immédiat, mais plus vite ça arrivera plus vite ça sera bien pour nous, mais il est important que l'on fasse nos armes aussi. On a chacun fait nos preuves individuellement, il faut les faire avec Panda petit à petit. Il faut qu'on  ait tourné avant, histoire de nous rendre plus forts sur scène. Et bien sûr après trouver une maison de disque. Quand on en aura une, tout devrait très vite s'accélérer.

Sam : On a que huit mois d'existence, 24000 écoutes sur SoundCloud, il y a entre 300 et 400 personnes à nos concerts, c'est super, la musique peut vivre aujourd'hui sans maison de disque. Le plus important c'est de trouver un tourneur, parce qu'on aimerait jouer plus qu'une fois par mois.


Et alors : pourquoi "Panda" ?

Sam : On aime bien le blanc contrasté avec le noir, le fait que le Panda soit un animal féroce et à la fois mignon nous intéresse, on est inspirés par l'idée de la dualité, et dans notre musique ça ressort souvent.

Léo : Sans que ça soit trop "glucose" non plus.

Pardon ?

Sam : Non c'est une private joke en fait.

Ah ok ! *Moment de solitude* Bah merci PANDA ! :)

 *Sam est directeur artistique et DJ résident du club et Léo y fait les lights.




RDV 23H.
Le MADAM
128 Rue La Boétie 75008 Paris
Métro Franklin Roosvelt (L1)







Davia

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