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18 nov. 2014

Archives, été 2014.




Voici une série photo en argentique réalisée avec Christophe Panepinto cet été. Il faisait une chaleur étouffante sur l'esplanade du Trocadéro, je me souviens des blocs de pierre de ce gigantesque bâtiment reflétant les rayons du soleil brulant, tandis que j'écris cet article vêtue de grosses chaussettes avec le chauffage au max. 

J'avais demandé à Christophe quelques nouvelles photos prises sans maquillage ni coiffure, pour mon book. Des "polas" comme on dit dans le jargon. J'ai enfilé ce body blanc American Apparel, ce short Chloé, et ces compensées (une bien mauvaise idée par cette chaleur qui faisait gonfler mes pieds mais indispensable pour allonger la silhouette).









En regardant cette série, brute, sans retouches, je me faisais cette réflexion : année après année, j'accepte de mieux en mieux mon image et ses défauts. En effet, j'aurai toute ma vie ces cernes qui me valent de sempiternelles remarques, telles que "Il faut dormir ma chérie!", "On a fait la fête hier soir??", (alors qu'elles sont héréditaires et liées à ma carnation). Je regarde sur ces photo mes veines dilatées à cause de la chaleur, stupéfaite de l'effet disgracieux que cela rend. Je trimbalerai toujours quelques capitons le long de mon existence, accrochés en haut de mes cuisses comme des guerriers refusant de se soumettre au combat bonne alimentation/crème anti-cellulite. Je n'aurai jamais une poitrine alléchante, et cela même si je pense qu'elle grossit, chaque mois, alors que je vais tout simplement avoir mes règles. Le temps laisse sur mon visage de légers témoignages : une ride d'expression ici après tant de sourires, une cicatrice par là, quelques taches blotties sur mes joues... Tant d'imperfections qui s'accumulent avec le temps, si on considère que les marques de vie sont des traces imparfaites. Ces défauts je les tolère, je les reconnais comme miens, en me dirigeant lentement mais sûrement vers mon quart de siècle. 














Peut être est-ce cela devenir une vraie femme. Être sereine devant son miroir face à son physique, s'autoriser à ne pas être parfaite. Je me moque de plus en plus de n'être pas "au top" de mon image 7 jours sur 7, je sors de plus en plus souvent sans maquillage, avec mes valoches sous les yeux et mon teint pas toujours frais. Là où il y a quelques années j'aurais maudit ces cheveux sans volumes et où je me serais cachée sous une couche de fond de teint, je m'accepte telle que je suis. Bien entendu, l'espoir faisant vivre, je me tartine de crème premières rides et tente depuis 10 ans de trouver un contour des yeux permettant d'avoir l'air moins fatiguée.  Oui mais ! Je ne désespère plus devant ma grise mine certains matins et j'exhibe ma peau d'orange en short comme 95% de mes congénères de sexe féminin. Et vous ne pouvez pas savoir le bien que je ressens à être consciente de ce que je suis sans blâmer mon apparence.






©Christophe Panepinto
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4 sept. 2014

Karine Dubernet #N'importe quoi.



Avant-hier, je suis allée voir le one woman show de Karine Dubernet à la Comédie de Paris. Découverte dans "Bonjour ivresse !" au théâtre du Temple, j'étais curieuse de regarder la comédienne  seule en scène, n'étant pas insensible à son pouvoir comique. Et quel bon moment !

Durant une heure, après une introduction (qui m'a semblé plus faible en énergie que le reste du spectacle, mais cela doit sans doute dépendre du soir et du public), Karine Dubernet nous a transporté dans son univers au fil du texte. Ce dernier frôle parfois l'absurde,  tout en décrivant les choses et les situations avec une extrême lucidité. Si je souris souvent au théâtre, j'ai vraiment ris à gorge déployée devant cette humoriste. De son sketch absolument tordant sur les enfants, à son expérience hilarante au sein des piscines collectives, en passant par ses nombreuses imitations caricaturales, elle a réussi à me captiver avec son récit (ce qui n'est pas une mince affaire étant donné mon esprit dispersé). Je conseille ce spectacle à ceux qui aiment l'humour noir et l'auto-dérision.

J'ai également apprécié la prise de risque de l'artiste. En effet, cette dernière mélange les arts et nous offre un grand moment de chanson avec sa réinterpretation de "Pull Marine", ainsi qu'une danse sensuelle avec un escabeau... Plutôt réussis ! Karine Dubernet a une palette riche. Une artiste à suivre.





Karine Dubernet joue "#N'importe quoi" tous les dimanches et mardis à la Comédie de Paris, 42 rue Pierre Fontaine, 75009 Paris. Voici un lien sur "Billet Réduc", la place y est à 15€ au lieu de 22€ : clic.

Par Davia Martelli

18 juil. 2014

Du côté du 7 ème.


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Robe : Red Soul*
Lunettes : Tom Ford
Sandales : Aldo (old)
Sac : River Island (old)
Bagues : Aurélie Bidermann - Etam
Bracelet : Provenance inconnue (cadeau)

*Article offert par la marque

23 juin 2014

Quai de Valmy

©Johanna Renaud Lifschutz
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Sac : Vintage
Bague : Ramenée de voyage.
Perfecto / Jean / Sandales : Zara
Top : Acheté dans un vide dressing.

10 juin 2014

Working girl (mais pas trop).



C'est par une matinée fraiche mais ensoleillée que j'ai retrouvé Emile pour photographier cette tenue, qui reflète parfaitement le look type que j'adopte lors de mes rencontres professionnelles.

Un matin classique pour moi, en somme. Un petit déjeuner léger et une course contre la montre (pas le temps de se coiffer vraiment ni de faire un maquillage trop sophistiqué), puis j'ai sauté dans le métro, vêtue de telle sorte que je puisse être à l'aise tout en restant soignée. Après un café pour monsieur et un thé pour moi en terrasse, nous avons pris quelques photos dans le quartier Montorgueil, entre le Passage du Grand Cerf et la rue du Caire.










Mon parti pris en règle générale est de toujours trouver du confort dans ce que je porte, même quand je dois me rendre à un casting ou un rendez-vous pro. Par exemple, j'ai associé ici le côté strict de la veste blazer noire avec un top tout doux, des talons hauts avec un jean simple et agréable à porter. Le tout accessoirisé avec un beau sac qui reste pratique, puisque je peux y mettre plein de trucs, ainsi qu'un bracelet qui vient apporter une touche d'été à l'ensemble assez sobre.












Sac : Balenciaga
Top : Anna Tirmann
Jean : Ralph Lauren
Veste : Promod (old)
Bracelet : Hipanema (old)
Chaussures : Barbara Bui (old)





©EMILE DÉVOIT PROUST
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20 mai 2014

Pendant que le loup n'y est pas.

Photographies : Aurélien Bénard
Maquillage : Eloïse Ganem
Coiffure : Cyril Belaman
































©Aurélien Benard
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